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Les dents de la Hyène claquaient d’effroi, et, tous deux, ils s’avançaient avec précaution, cherchant leur chemin pour rentrer chez eux, croyant à chaque instant sentir les crocs des passants s’enfoncer dans leur cou. Et voilà que, brusquement, il s’élève une clameur sourde des coins de la cage. Les boutiques se ferment, le tocsin se lamente d’une voix haletante et inquiète.
Des groupes d’hommes armés envahissent les rues, arrachent les pavés, dressent à la hâte des barricades. Les rugissements de la ville ont cessé ; il y règne un silence lourd et sinistre. Les bêtes humaines se taisent : elles rampent le long des maisons, prêtes à bondir.
Émile Zola, Une cage de bêtes féroces, 1867.