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Tout à coup, emportés par leur élan, ils butèrent contre la vitre qui courait à mi-pente. Elle rendit un son vibrant quand ils la heurtèrent. Ils étaient tombés accroupis, emmêlés. Baïkal se redressa, couvert d’aiguilles sèches. Il aida Kate à se relever. Elle n’osait pas toucher la vitre. C’était la première fois qu’elle approchait des limites. Le mur lisse et brillant était transparent de près mais prenait un ton vert glauque à mesure qu’il s’éloignait et qu’on le voyait de biais. La pente qu’ils avaient dégringolée était si raide qu’il semblait impossible de la remonter.
Jean-Christophe Rufin, Globalia, 2004.