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Concentré sur la préparation de son cours, mon père ne s’occupait guère de moi. Il passait la plus grande partie du jour, enfermé dans un vaste cabinet de travail un peu sombre, où je n’avais accès que lorsqu’il m’invitait à y venir. C’est d’après une photographie que je revois mon père, avec une barbe carrée, des cheveux noirs assez longs et bouclés ; sans cette image je n’aurais gardé souvenir que de son extrême douceur.
D’après André Gide, Si le grain ne meurt, 1926