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On fit passer à Tournay une pioche. Il était en sueur. Sa chemise déchirée, les pieds calés entre les pierres, il va briser les chaînes du pont-levis. Du haut de la forteresse les fusils crachent. Tournay ne voit plus rien, n’entend plus rien que le raclement des haches sur la porte du petit pont. Il est seul soudain, seul avec sa rage et ces centaines de voix qui lui crient de faire plus vite.
D’après Éric VUILLARD, 14 Juillet, 2016.